Comment l’hyperconvergence a évolué et tirer parti des différences

Le marché de l’infrastructure informatique subit une transformation sans précédent. La transformation la plus significative est symbolisée par deux grandes tendances : la convergence et les datacenters définis par logiciel (SDDC – Software-Defined DataCenters). Ces deux tendances sont dues à l’encombrement des infrastructures informatiques, à leur complexité et à leur coût élevé ; elles résultent de tentatives de simplification de l’informatique et de réduction du coût total de possession de l’infrastructure. Les environnements d’infrastructure actuels reposent sur environ 8 à 12 produits matériels et logiciels provenant du même nombre de fournisseurs.

Chaque produit dispose généralement d’une interface différente et nécessite une formation distincte. Il n’en reste pas moins que les produits de cette pile sont largement surprovisionnés et utilisent leurs propres ressources (processeur, DRAM, stockage, etc.) pour faire face aux pics intermittents des charges de travail des applications résidentes. L’intérêt d’un pool unique de ressources partagées, offert par la virtualisation, reste limité à la couche serveur. Tous les autres produits constituent des îlots de ressources surprovisionnées qui ne sont pas partagées. Par conséquent, la faible utilisation de l’ensemble de la pile se répercute sous forme de coûts d’acquisition élevés, de manque d’espace et de consommation énergétique. En bref, trop de ressources sont gaspillées dans les environnements existants. Cet article présente une solution de pointe : la convergence, qui mène au final à l’hyperconvergence.

Évolution de la convergence

Les sections suivantes décrivent l’évolution de la convergence au cours des quelques dernières années.

Systèmes intégrés

Les premières solutions d’infrastructure de convergence disposaient de fonctionnalités complètes de mise en réseau, de calcul, de stockage et de virtualisation, mais il s’agissait d’un simple conglomérat de matériels et logiciels existants, avec peu d’innovations en termes de caractéristiques exploitables. La plupart des clients regardaient avec suspicion les solutions offertes par les principaux OEM, car ils pensaient qu’il s’agissait d’un simple moyen de les obliger à utiliser leurs produits. Les systèmes intégrés apportent quelques avantages réels. Avant tout, les clients disposent d’un point unique de contact pour toutes les questions touchant à leur infrastructure, de l’achat à la fin du cycle de vie. Ces systèmes sont toujours testés et généralement livrés sur site en rack et câblés, de telle sorte qu’ils sont utilisables immédiatement. Par contre, ces systèmes ont pour désavantage de nécessiter un investissement considérable. En effet, si vous avez besoin de plus de puissance, vous devez nécessairement élargir votre infrastructure. Enfin, ces produits ne résolvent pas les défis sérieux qui font face à de nombreuses organisations.

Infrastructure convergée

Les produits d’infrastructure convergée réunissent les composants serveur et de stockage dans une appareil unique, éliminant de facto la nécessité d’un réseau de stockage (SAN). Ces systèmes offrent une solution avec un pool unique de ressources, assurant une gestion simplifiée et un déploiement plus rapide. Ils virtualisent efficacement la couche de stockage, ce qui permet de l’exécuter sur la plate-forme de virtualisation. Le coût d’acquisition global est plus accessible et la gestion (du moins pour les ressources serveur et de stockage) est simplifiée. Avec ces systèmes, le taux global d’utilisation des ressources est supérieur à celui d’une infrastructure reposant sur des îlots. L’infrastructure convergée présente certaines limitations cependant :

  • Les systèmes incluent uniquement les composants serveur et les ressources de stockage.
  • Les défis fondamentaux de gestion des données n’ont pas été résolus. Les fonctionnalités d’une baie de stockage traditionnelle ont été migrées sur la plate-forme de virtualisation.
  • Les rapports de ressources (tels que processeur : stockage : réseau) sont fixes, ce qui n’apporte pas la flexibilité requise par certaines organisations.
  • Les produits ne peuvent pas toujours être utilisés par l’infrastructure existante. En d’autres termes, vous ne pouvez pas utiliser le stockage d’une appareil d’infrastructure convergée à partir des systèmes existants. Vous êtes donc forcé de créer un îlot de ressources distinct.

Pour toutes ces raisons, les systèmes d’infrastructure convergée ne permettent pas de résoudre efficacement les problèmes de performances de l’infrastructure existante. De même, les systèmes ne traitent pas tous les problèmes de données, car toutes les appareils intervenant dans l’optimisation des données ne sont pas convergées. La gestion est améliorée, mais il ne s’agit pas encore d’une gestion unifiée et globale.

Infrastructure hyperconvergée

Il est temps pour l’hyperconvergence, également appelée infrastructure hyperconvergée, d’entrer en scène. En effet, elle représente l’étape logique suivante dans l’évolution de la convergence des infrastructures. L’hyperconvergence assure la simplification et les économies nécessaires en consolidant l’ensemble des fonctionnalités requises dans une pile d’infrastructure unique s’exécutant à partir d’un pool efficace et élastique de ressources x86. L’architecture de données sous-jacentes a été totalement réinventée, ce qui permet de simplifier radicalement la gestion des données. Par conséquent, l’infrastructure hyperconvergée concrétise les promesses du SDDC au niveau technologique. Elle reprend également les avantages de la convergence, notamment sous la forme d’un pool unique de ressources partagées. L’hyperconvergence va bien au-delà des serveurs et du stockage, en réunissant de nombreux services qui rendent certains processus existants obsolètes, notamment :

  • Produits de protection des données (sauvegarde, réplication)
  • Appareils de déduplication
  • Appareils d’optimisation des réseaux étendus (WAN)
  • Baies de disques SSD
  • Baies de cache SSD
  • Passerelles de Cloud public
  • Appareils ou logiciels de réplication

Plus haut, nous avons vu comment l’hyperconvergence permettait de porter la convergence à un niveau supérieur dans le datacenter et fournissait une pléthore d’avantages informatiques et métiers.

Caractéristiques de la convergence

Les options précédentes de convergence reposaient l’une sur l’autre, chacune présentant des différences clés. La Figure 6-1 décrit les caractéristiques de haut niveau définissant chaque type de convergence.

Figure 6-1 : Compare les améliorations apportées par l’évolution de la convergence. Chaque élément est essentiel pour réunir l’ensemble des caractéristiques attendues d’une informatique moderne : économe, dynamique et écologique.